la renaissance

la renaissance
je veux bien rennaitre mais avec qui ???

# Posté le lundi 03 août 2009 04:26

la langue amazigh ( thamazight)

la langue amazigh ( thamazight)
Les langues berbères, dispersées sur une aire géographique très vaste, sont soumises à une pression de l'arabe maghrébin et dans une moindre mesure du français. Des villes et des régions majoritairement berbérophones au début du XXe siècle ne le sont plus du tout aujourd'hui (Batna, Oum El Bouaghi, etc.), l'arabe maghrébin ayant remplacé le berbère.


Localisation des variantes
berbères en Afrique du Nord.

Chleuh Braber
Rifain Chenoui
Kabyle Chaoui
Touareg Peul (zenaga, mozabite, siwi)

Maroc [modifier]
Le Maroc est, en pourcentage, le principal État berbérophone[4].


Fillette berbère du Haut Atlas au Maroc (vallée de l'Imlil)Le chleuh (tachelhit) est parlé par les Chleuhs dans le Haut Atlas, dans l'Anti-Atlas au sud, et dans la plaine de Souss et ailleur partout dans le royaume. C'est le dialecte berbère le plus parlé — entre 15 et 20 millions de locuteurs.
Le tamazight du Maroc central, appelé aussi tamazight tout court ou braber — est parlé dans le Haut et le Moyen Atlas, de Khénifra à Taza, ainsi par ailleurs qu'au centre du royaume.
Le rifain (tarifit), parlé par les habitants de la région du Rif au nord du Maroc — Nador, Al-Hoceima, Tanger, Tetouan, Taza, Melilla...
Le znassni (thaznassnikht), parlé par les habitants de la région du Béni-Snassen au nord-est du Maroc — Oujda, Berkane, Ahfir, Taourirt, Aklim, Saidia, etc.
Le ghomara, parlé les Ghomaras situés dans le Rif occidental jusqu'à la côte atlantique — Asila et Ksar Elkebir.

Algérie [modifier]

Carte linguistique Touggourt, Ouargla, etc.L'Algérie compte environ 40 % à 45 % de berbérophones — selon le professeur Salem Chaker, de l'Inalco.

Le kabyle (tha kvayelith) avec 5,5 millions de locuteurs en Kabylie est la deuxième langue la plus parlée après le chleuh — les trois wilayas de Tizi-Ouzou (Tizi-wuzu en kabyle), Béjaïa (Vgayet), Bouira (Tuvirets) et une partie des wilayas limitrophes. Certains estiment à plus de 7 millions de kabylophones en comptant la diaspora. Setif et sa région parlent le kabyle, idem pour bordjbouarreridj, msila, une partie de jijel ainsi collo, skikda, annaba, constantine, tarf, et le nord de guelma parlent le kabyle. C'est la petit kabyle historique sans oublier la region d'alger qui est kabyle. Le chenoui et ait salah, boufarik, beni-menad sont kabyles idem pour tenes cherchell tous le nord...
Le chenoui est présent dans l'Atlas blidéen (beni salah) à l'ouest d'Alger (600 000 locuteurs).
Le chaoui (tachawit) est parlé par plus de 4,5 millions de personnes à l'est du pays, surtout dans les Aurès — wilayas de Batna, Khenchela, Oum-El-Bouaghi, Souk Ahras, Constantine et Sétif et dans une partie des wilayas de Guelma, et Biskra.
Le mozabite, est parlé au Mzab, dans le sud : 300 000 locuteurs
Le touareg (c'est-à-dire les variantes tamasheq, tamahaq, tamajaq) est parlé dans le sud de l'Algérie, le sud est de la Libye, au Mali, au Niger et au nord du Burkina Faso.
Le chelha est parlé à Beni Boussaid, un âarch berbère de 13 000 habitants situé au mont Asfour dans la wilaya de Tlemcen, et à Bousemghoune, et Assla des villages situés dans la région d'Elbayadh ainsi qu'à Beni Snous, une commune de la wilaya de Tlemcen, composée d'une douzaine de villages.
Le tagargrent est parlé dans la région de Ouargla et de N'Goussa. Et tougourt et sa région righa.
Le Zénète est parlé par plusieurs tribus berbères Zénètes dans les régions de Tipaza, de Ain Defla, de Chlef, de Mostaganem, l'Ouarsenis (Banou Ifren et Maghraoua), les Aurès (les tribus Zénètes)[5], etc. L'ancien Zénète est parlé dans la région de Gourara[6].
L'enseignement du berbère a connu une forte demande chez les Kabyles. Dans les régions Chaouis et le Mzab, la demande pour l'enseignement du berbère a connu une baisse[7].


Mali et Niger [modifier]
Le touareg, plus précisément les variantes tamasheq et tamajaq [réf. nécessaire]. Les Touaregs représentent environ 10 % de chacune des populations malienne et nigérienne.


Tunisie [modifier]

Jeune femme berbère de Tunisie (début des années 1900)En Tunisie, pays arabophone à 99 %, le chelha est parlé dans les villages semi-berbérophones du sud — Chenini, Douiret, Matmata, Tamezrett, etc. — ainsi que dans quelques villages de l'île de Djerba (surtout Guellala/Iqellalen, Ajim, Sedouikech/Azdyuch, Ouirsighen/At Ursighen)[8].


Libye [modifier]
Le Nefzaouas est parlé en Libye, à Aoudjila , Sokna et Zouara — 20 % de la population. Le tamahaq est également parlé dans la région de Ghat par environ 17 000 personnes (Johnstone 1993). La région de Yafran, le Ifren est parlé.


Mauritanie [modifier]
Le zenaga est parlé à Medredra. Le tamasheq est également utilisé. Mais la plupart des non-arabophones de Mauritanie parlent les langues nigéro-congolaises.


Îles Canaries [modifier]
Dans les îles Canaries, se parlait jadis le guanche, aujourd'hui disparu. Une partie de la population actuelle de ces îles espagnoles se revendique berbère mais ne parle aucun dialecte de cette langue[9]. Cette revendication berbère est notamment portée par le Congrès national canarien (CNC), parti indépendantiste canarien, branche politique du mouvement de libération des Canaries, le MPAIAC[10].


Égypte [modifier]
Les Siwis parlent le seul dialecte berbère égyptien, le siwi, présent dans les environs de l'Oasis de Siwa. Cette oasis du nord-ouest de l'Égypte représente le plus oriental des groupes berbères[11].


Écriture [modifier]

Entrée à Kidal, ville touareg du Mali, au centre du massif de l'Adrar des Ifoghas. Sur le côté gauche du rocher, Kidal est écrit en caractère tifinagh : " kd'l ". Article détaillé : Tifinagh.
Le berbère est noté, depuis le milieu du premier millénaire avant l'ère chrétienne, au moyen de l'alphabet tifinagh ou libyco-berbère. Il comporte des voyelles et des consonnes, dont il existe plusieurs variantes [12].

Depuis le début du XXe siècle, le berbère a surtout été écrit au moyen de l'alphabet latin ou de l'alphabet arabe, bien que les Touaregs continuent de l'utiliser couramment.

Cependant, des propositions de tifinagh standard ont vu le jour à partir de la fin du XXe siècle. L'Académie berbère, travailla sur une version, révisée ensuite par le professeur Salem Chaker de l'Inalco. L'Ircam officialisa une version de l'alphabet tifinagh en 2003.

La principale difficulté de la mise en place d'un alphabet standard réside dans la localisation progressive des langues berbères, qui a engendré une différenciation de certains phonèmes et lettres[13].


Statut [modifier]

Pancarte de bienvenue multilingue de la commune d'Isser (Boumerdès, Algérie) transcrit en arabe, en berbère (tifinagh), et en français.Le berbère n'est langue officielle dans aucun pays, il est langue nationale au Mali, au Niger et en Algérie depuis 2002. Si le berbère est aujourd'hui très minoritaire tant en Tunisie qu'en Libye, il est cependant très présent en Algérie mais aussi, et surtout, au Maroc.

Les États d'Afrique septentrionale concernés (Maroc, Algérie, Mali, Niger, Libye, Égypte, Tunisie, Mauritanie, etc.) ont, dès l'accession aux indépendances, adopté au sujet des langues locales autres que l'arabe officiel — geolectes arabes ou berbères, langues négro-africaines, français, voire espagnol — des politiques extrêmement différenciées, souvent hostiles[14].


Aujourd'hui, les politiques linguistiques lancées après les indépendances avaient pour objectif de remplacer le français par l'arabe au détriment du berbère. Le mouvement revendicatif berbère a fait irruption sur la scène algérienne en 1980 en Kabylie.

Cependant, si par exemple en Algérie, le berbère a été déclaré langue nationale par la révision constitutionnelle du 10 avril 2002 (article 3 bis), ou au Maroc introduit dans l'enseignement primaire, celui-ci n'est dans aucun de ces pays enseigné comme idiome majoritaire au long des cursus scolaires et universitaires[15].

En conséquence, les langues berbères qui ne bénéficient nullement d'un soutien massif au niveau de la politique nationale, se transmettent de plus en plus difficilement dans les zones urbaines et, même au sein de la matrice rurale originelle, résistent de plus en plus mal aux concurrences des arabes locaux et standard, des langues des anciennes puissances coloniales ou de l'anglais.

# Posté le jeudi 05 février 2009 09:35

le cevisme

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sans comentaires

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 04:11

bonne année

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# Posté le mercredi 17 décembre 2008 05:24

On signale à Tarihant cinq abris protohistoriques: Azru T'zizwa, au nord, Azru Allal, Tamda u Qelwac, Azru Uzaghar et le site le plus riche Azru Imeyazen au sud.

On signale à Tarihant cinq abris protohistoriques: Azru T’zizwa, au nord, Azru Allal, Tamda u Qelwac, Azru Uzaghar et le site le plus riche Azru Imeyazen au sud.
Depuis les temps les plus reculés l'homme s'est fixé un objectif: celui de rendre sa vie plus à l'aise et civilisée. Il s 'est attelé à comprendre la nature puis à la changer à son profit. C'est ce que nos ancêtres ont fait à Tarihant.

Situé dans la zone du versant sud de la région côtière et au nord du Sébaou, Tarihant est l'un des plus grands villages de la commune de Boudjima. Elle compte parmi les régions les plus anciennement habitées de la Kabylie. L'homme s'y est installé depuis la préhistoire.

Les vestiges de cette lointaine période retrouvés sur place attestent de l'existence de plusieurs civilisations préhistoriques et d'un enchaînement chronologique presque complet. Lors de missions de prospection, M. Bordes, alors enseignant à Boudjima, a découvert des industries lithiques très riches situées en haut et au nord du village ainsi qu'aux alentours du magnifique rocher d'Azru Imeyazen. Plusieurs outils en quartzite tels que grattoirs et lames marquent la période du Levalloisien ou Paléolithique moyen. Le Moustérien, qui date du paléolithique moyen (40.000 à 25.000 ans av. J.C.), est dominant. Dans sa collection Bordes nous signale des pointes et des lames en pierre. L'homme du Neandertal semble donc avoir habité la région. Il y a trouvé aussi quelques éclats de l'Ibéro-Maurésien (12.000 ans av. J.C. environs) la plus ancienne des civilisations épipaléolithique.

L'homme protohistorique de la région de Tarihant fut quant à lui un artiste. Il avait traduit dans des oeuvres peintes dans des abris ses préoccupations quotidiennes et le génie de sa langue: Le libyque.


Azru Imedyazen

On signale à Tarihant cinq abris protohistoriques: Azru T'zizwa, au nord, Azru Allal, Tamda u Qelwac, Azru Uzaghar et le site le plus riche Azru Imeyazen au sud.

Azru Imeyazen est un énorme rocher, situé à environ 1500m au sud du village de Tarihant. Découvert par Bordes en juin 1965, ce site se divise en deux abris. Le premier mesure 13m de long, 3m de haut et 2.5m de profondeur. Le second de forme ovalaire mesure quant à lui 8m de long sur 5m de hauteur et 1m de profondeur.

Azru Imeyazen abrite des peintures très nombreuses: des silhouettes humaines et ithyphalliques, une scène de chasse, des silhouettes animales, des dessins énigmatiques et des inscriptions libyques semblables au Tifinagh. Ce site a été jusqu'à une époque récente vénéré et des cérémonies de la fête de la pluie s'y déroulaient à chaque fois que la sécheresse menaçait l'agriculture et la vie des hommes. Il était aussi un lieu de rencontre des sages d'une partie des villages des Ath Waguenoun afin de régler leurs différends d'où son nom " Azru Imeyazen "(Le rocher des sages).

Les autres abris sont moins importants. Leurs dessins rupestres représentent des inscriptions libyques, des silhouettes humaines et animales ainsi que des dessins énigmatiques. Ils ont tous été l'objet d'une étude plus ou moins complète de MM. Poyto et Musso en 1967(Corpus de peintures rupestres de Grande Kabylie).

Une étude très spécialisée de ces peintures nous renseignera davantage sur l'âge de ces oeuvres ainsi que sur le mode de vie, la densité humaine, la culture de nos ancêtres protohistoriques et leur apport civilisationnel en Algérie et au Maghreb.

A la fin de la protohistoire l'homme a abandonné ses grottes et ses abris pour construire des demeures, puis des villages et répondre à ses besoins de plus en plus croissants.

A Tarihant les témoins de la transition ne manquent pas. On les rencontre sous ses pieds. Ils sont village antique, moulin à l'huile...

Pour se fixer l'homme recherche toujours les lieux abrités des vents, exposés au soleil, riches en eau et en pâturage et surtout facile à défendre. Construit probablement au début de l'ère chrétienne, Lafayar, le village antique se présente comme un lieu idéal. Nous supposons qu'il fut un poste avancé face aux romains installés à Iomnium( Tigzirt). Deux postes de garde orientés vers la mer et non vers l'intérieur nous font supposer que des incursions militaires romaines étaient fréquentes. Sa situation défensive lui a permis de résister aux siècles puisqu'il a survécu aux querelles tribales qui ont marqué l'histoire de la Kabylie. La mémoire collective nous renseigne que c'était suite à une attaque d'une tribu des Iflissen Lebhar que ses habitants l'avaient quitté pour s'installer dans l'actuel village de Tarihant.

La céramique trouvée par nos soins se révèle du 2e et 3e siècles de l'ère chrétienne. Les pierres de taille répondues sur toute l'étendue du site et les ruines ou ce qui reste des habitations nous font penser à un travail archaïque et à une architecture simple et modeste.

Le village a été certainement détruit à plusieurs reprises, puis reconstruit. Il n 'a, donc, pas pu garder son architecture originelle.

Non loin du village deux moulins à l'huile creusés à même le rocher et datent de l'antiquité nous font penser à une riche industrie de l'huile d'olive et à une importante région d'olivier de nos jours disparus. Ils nous font penser aussi à une forte densité humaine dans l'antiquité dont nous ne connaissons presque rien

# Posté le samedi 10 mai 2008 06:21

c quoi ça ??

c quoi ça ??
la stele d'Abizar en kabylie.

# Posté le samedi 10 mai 2008 05:50

Histoire kabyle

Histoire kabyle
Histoire de la Kabylie
Légendes
On raconte que le premier habitant du Djurdjura était un géant. Celui-ci aurait eu cinq fils qui, une fois devenus grands, seraient à l'origine de cinq familles. Ce serait cette confédération de cinq tribus qui aurait lutté contre la domination romaine, ainsi le vocable de Quinquégentiens, populaire chez les historiens, serait un emprunt à la légende kabyle : les Ifnayen (Aït Oumalou), les Imssissen (Mlaku actuellement Seddouk), les Ait-Irathen (Larbaa nath Irathen), les Ait-Ghobrini (Azazga) et les Ait-Fraoussen (Mekla) .
La légende rapporte qu'un chef kabyle Abizar avait fait construire il y a des millénaires 4 stèles à son effigie pour délimiter le terriroire de la Kabylie. A l'époque coloniale deux stèles sont retrouvées. Elles représentent un cavalier numide barbu armé d'un bouclier et de trois javelots. La stèle d'Abizar "Anay n Ubizar" contient aussi des inscriptions en tifinagh.

Eres préhistoriques - Préhistoire
8 millions d'années : Origine des hominidés
3.5 millions d'années : Âge de Lucie (Australopithèque découvert en Éthiopie)
3.2 millions d'années : Développement et épanouissement de l'espèce humaine.
1,8 millions d'années : Début de l'ère quaternaire - Apparition de l'Homo Habilis (Afrique). Le site d'Aïn El Hanech, dans les aarchs de Sétif en Kabylie est considéré comme le plus ancien gisement archéologique d'Afrique du Nord.
1.5 millions d'années : Homo érectus (Afrique)
400.000 av.J.-C. : Le site acheuléen de Tighennif (anciennement Ternifine), dans la wilaya de Mascara, a livré des vestiges dont l'âge est évalué entre 800 000 et 400 000 av. J.-C. Parmi ces vestiges, composés essentiellement d'ossements animaux et d'objets de pierre taillée, les archéologues ont découvert les ossements d'Hominidé qui ont conduit à la définition de l'Atlanthrope, aujourd'hui considéré comme un Homo Erectus. Des restes de l'Atlanthrope sont aussi retrouvés dans les sédiments du lac préhistorique de Temifine en Oranie.
250 000 av. J.-C. : disparition de l'Homo Erectus en évoluant probablement vers l'Homo Heidelbergensis qui peuplera l'Europe et évoluera en Homme de Néandertal.
50.000 à 12.000 av. J.-C. : L'Acheuléen cède la place à l'Atérien. Industries lithiques du paléothique moyen découvertes aux alentours du rocher d'Azru Imeyazen (Tahirant) en Kabylie. Sites préhistoriques d' Azru T'zizwa, Azru Allal, Tamda u Qelwac, Azru Uzagha. Présence de l'Homme Moustérien de type néandertal. Civilisation atérienne, première civilisation des Kabyles. Les premières industries de fabrications de pointes de lances en Afrique du Nord sont introduites par les Atériens et sont appelées Ibéro-maurésiennes. Ces industries semblent être apparues vers 15 000 av. J.-C.
12.000 ans av. J.-C. : présence de l'Ibéro-Maurésien successeur de l'Homo sapien sapiens atérien, aussi connu sous le nom de Mecht El-Arbi cromagnoïde ou homme mechtoïde.
10. 000 -20.000 av. J.-C. : changement climatique en Afrique du Nord
7.000 - 6.500 av. J.C. : apparition de l'Homo Sapiens, naissance de la civilisation capsienne, première civilisation berbère en Afrique du Nord. Proto-berbères de l'Est Libyques et proto-berbères de l'Ouest Numides et Maures. Rencontre de l'homo sapiens capsien venu du Nil et d'Ethiopie avec les Ibéromaurissiens autochtones. Avec le développement de la civilisation capsienne, nous pouvons considérer ses hommes comme les premiers berbères parlant une langue autochtone berbère. Première civilisation dotée de céramique.Apparition des Protoméditerranéens.
Le Capsien se nourrit d'escargots, de chasse et de fruits sauvages. Le
Capsien, variété des Homo Sapiens, (constitueraient le fond du
peuplement amazigh auquel s'ajoutent quelques éléments ibéromaurusiens) qui habitent en plein air ou à l'entrée des grottes (Ifran).
6700 - 5500 av J.-C. : Début du processus de désertification
6500 - 2000 av J.-C. : Développement des civilisations néolithiques en Afrique du Nord.
6.000 ans av. J.-C. : civilisation des chasseurs ou civilisation bubale.
5.000 - 3000 av. J.-C. : naissance de l'alphabet tifinagh - pierre d'Ifoughalene Boukhlifa El Watan 13/12/2006 (Kabylie) - Gravures Rupestres de l'Ahaggar - Mégalithes funéraires vikings et minières au Maroc.
L'alphabet berbère tifinagh est l'un des plus vieux du monde. Les inscriptions sont antérieures à l'apparition de l'alphabet ougaritique, duquel est issu l'alphabet phénicien par Byblos.
4.000 - 3.000 av. J.-C. : civilisation des pasteurs bovidiens


Antiquité
3.300 av. J.-C : les Libyens Tehenou pénètrent en Égypte où ils sont battus. La déesse égyptienne Neit est surnommée « la libyenne ».
2.600 av. J.-C : Nouvelle incursions des Libyens en Égypte
2.060 av. J.-C. : Mentouhotep 1er expulsent les Libyens d'Égypte
2.000 : On distingue en Afrique du Nord 4 régions distinctes. Les Berbères s'organisent progressivement en groupes de villages qui obéissent à un roi : l'Aguellid : les Numides Massyles, les Numides Masaessyles, les Maures, les Gétules. Les Kabyles appartiennent à la branche des Numides.
1.800 et - 1.750 ans av. J.-C : introduction du cheval en Afrique du Nord
1.500 av. J.-C. : Civilisations des « équidiens » (le cheval de race barbe est
toujours élevé en Afrique du Nord). Emergence des Garamantes.
Relations commerciales entre Berbères et Phéniciens.
1.312 - 1.298 av. J.-C. : règne de Sethi 1er en Égypte : plusieurs batailles sont livrées aux Libyens
1.297 av. J.-C. : des berbères libyens participent aux côtés des « peuples de la mer » à l'attaque de l'Égypte
1.232 av. J.-C. : début des migrations des "peuples de la mer "
1.227 av. J.-C.: Meryey, roi des lebous, envahit le delta du Nil. Les Libyens associés aux « peuples de la mer » attaquent le Delta
1.227 av. J.-C : Mashaouash, roi des Libyens, attaque le delta.
1.189 av. J.-C : les Libyens s'installent dans le delta.
1101 av. J.-C. : Installation Phénicienne et fondation d'Utique.
950 av. J.-C : an 0 du calendrier berbère. Le pharaon berbère Sherhonk (Chachnaq Ier) mentionné dans la Bible, fut intronisé dans les terres du Delta du Nil
en Egypte où il fonda la XXIIe dynastie avec comme capitale Boubastis.
814 av. J.-C. : Fondation de Qart Hadasht "Ville Neuve" (Carthage).
450 av. J.-C. : Carthage se constitue un Empire Africain.
400 av. J.-C. Hérodote mentionne pour la première fois dans l'Histoire le terme "Cabales" d'où vient le mot kabyle Livre IV - Melpomène, CLXXI
Takvilt (ancien nom de Tarihant) est la capitale des Mas Kval. Elle possède une Kelaâ (forteresse) et Lafayer (sentinelle).* Le nom "Kvayel ou Kbayel" (Kabyles) est le masculin pluriel du mot "KVIL ou QVIL" qui signifie naguère, antérieur.
396 av. J.-C. : Les Lybiens et Numides révoltés s'emparent de Carthage.
379 av. J.-C. : Nouvelle révolte des Libyens.
325 av. J.-C. L'explorateur carhtaginois Himilco aborde les côtes Irlandaises.
310 av. J.-C. : Agatocle, tyran de Syracuse aidé des mercenaires du macédonien Ophélas qui avait créé la principauté de Cyrène, débarque au Cap-Bon. Plusieurs cités puniques sont saccagées. Rome se mesure à Carthage.
235 av. J.-C. : Naissance à Carthage de Sophonisbe, qui marquera la vie des deux rois berbères Syphax et Massinissa.
220 av. J.-C. : Syphax est devenu roi des Numides Masaesyles.
218 av. J.-C. : Hannibal franchit les Alpes et coccupe la vallée du Pô.
204 av. J.-C. : Scipion l'Africain s'allie avec Massinissa contre les troupes de Syphax. Syphax est vaincu. sophonisbe est enlevée comme butin de guerre. Elle se suicide à Cirta (Constantine)
203 av. J.-C. : Massinissa annexe Cirta et en fait sa capitales. Il reprend les territoires dominés par les Carthaginois.
150 av. J.-C. : le carthaginois Hannibal est écrasé à Zama
148 av. J.-C. : mort de Massinissa et partage du royaume Massyle par ses fils. Début du règne de Micispa.
146 av. J.-C. : Destruction de Carthage par les Romains qui créent la province d'Afrique.
138 av. J.-C. : Dédicace sur le stèle Dougga célébrant la dixième année du roi Massinissa, Aguellid de Numidie, en caractères puniques et tifinaghs numides.
118 av. J.-C. : Mort du roi Micipsa. Début du règne de Jugurtha.
116 av. J.-C. : Jugurtha unifie la Numidie
112 av. J.-C. : Guerre contre les Romains qui se termine par la livraison aux Romains de Jugurtha. Six armées romaines sont anéanties par la rebellion de Jugurtha.
108 av. J.-C. : Jugurtha perd Cirta assiégée.
104 av. J.-C. : Trahit par son beau-père Bocchus roi de Maurétanie qui le remet aux Romains, Jugurtha est transféré à Rome. Il mourut assassiné un an plus tard.
100 av. J.-C. : Déboisement de la Numidie par les Romains pour en faire le grenier à blé de l'Empire. Plantation massive d'oliviers.
82 av. J.-C. : La tentative d'unification de la Numidie par Hiarbas est déjouée par les Romains.
46 av. J.-C. : Annexion du Royaume de Numidie par les Romains et création de la province romaine Africa Nova.
26-27 av. J.-C. : L'empereur romain fonde la Colonie la colonie Julia Augusta Saldensium Septimana Immunis à l'intention des vétérans de la Légion Legio VII Claudia. Bgayet devient ainsi Saldae.
17 : Révolte de Tacfarinas sous le règne de Juba II considéré comme allié de Rome. Avant qu ene se concrétise la révolte. Tacfarinas est assassiné en Kabylie près de Auzia (Bordj Hamza - Tubirets).
40 : Le dernier roi de Maurétanie et dernier pharaon, Ptolémée
est exécuté par Caligula dans les arènes des jeux de Lugdunum
aujourd'hui Lyon. En vertu des ses vénérables ancêtres, Ptolémée était
en droit d'aspirer au titre d'empereur de Rome.
42 : Création des provinces romaines de Maurétanie et de Tingitane à l'ouest de la Césarienne au centre. Saldae est intégrée à la Mauraténie Césarienne. La ville est mentionnée comme étant un siège épiscopal au Ve siècle.
100 : Avènement du christianisme en Afrique. Adoption du christianisme religion des réprouvée de féçon spontanée en opposition à l'Empire Romain. Les Kabyles et Berbères sont à cette époque majoritairement juifs et latinisés.
125 : Naissance à M'dwrouche (Madaure) de l'écrivain berbère Apulée qui écrira l'Ane d'or.
238 - 237 : Guerre des Mercenaires et des Numides, Naravas, prince numide.
260 : Insurrection en Kabylie dans les montagnes du Babor (Monts Ferratus) par Faraxen, chef de la tribu des Fraxinenses. Il fut vaincu et tué par Gargilius.
305-313 : Début du donatisme chrétien : schisme berbère demandant le culte de l'authenticité et de la pureté et l'égalistarisme. Les Berbères comptent parmi les premiers chrétiens d'Occident.
313 : Le Christianisme devient la religion officielle de l'Empire.
340 : Début des Circoncellions, montagnards des Aurès qui poussés à la révolte par la misère, mirent la région à feur et à sang et s'allièrent aux donatistes.
350 : Révolte de Firmus, fonctionnaire impérial et chef africain. Firmus est né dans l'actuelle Kabylie. Il est le fils d'un regulus maure et chrétien donatiste, Nubel.
354 : Naissance à Thagaste (Souk-Ahras) de Saint Augustin.
372-375 : Gildon aide Théodose 1er à vaincre son frère Firmus qui souhaitait créer un Royaume Indépendant. Firmus est tué malgré sa réussite à rassembler les Maures et les Numides
contre l'envahisseur romain. A sa mort, son frère Gildon le remplace et nommé comte d'Afrique.
395 : Saint-Augustin est consacré évêque.
396-430 : Saint Augustin succède à Valerius sur le siège d'Hippone. Il s'emploie à combattre les Berbères donatistes.
398 : Gildon se révolte à son tour contre Rome et s'allie aux donatistes et circoncellions. La révolte des 70.000 hommes de Gildon est réprimée à Theveste (Tébessa) et Ammaedara (Haïdra). Capturé, Gildon fut exécuté à Thabraca.
405 : un édit éditorial condamne à nouveau les donatistes. Saint-Augustin ne peut empêcher la répression sanglante.
429 : Invasion vandale de Genséric à Tanger et avènement de l'arianisme en Afrique du nord. Arius (256-336) investigateur de cette hérésie était né en Lybie.
439 : Prise de Carthage par les Vandales.
442 : Les Romains abandonnent l'Afrique du Nord.
455 : Mastie, chef berbère, se proclame empereur dans les Aurès.

Moyen Age (460-1453)
470 : Arrivée de Tin Hinan au Hoggar.
477 : mort de Genséric
480 : Révolte berbère donatiste et des Circoncellions. Libération des terriroires sous domination vandale.
1er mars 492 : Gelase 1er, né en Kabylie est élu Pape.
533 : les Byzantins de Justinien récupèrent l'Afrique du Nord aux Vandales.
533-647 : Domination des Byzantins. Multiplication des principautés berbères.
568-569 : Conversion du peuple du désert nomade berbère les Garamantes au christianisme.
597 : Siège de Carthage et insurrections berbères contre les Byzantins.
647 : Défaite de l'armée byzantine devant les arabes à Sufetula (Sbeïtla). Incursion d'Oqba Ibn Nâfi dans la province d'Ifriqya.
683-688 : Kusayla (Koceila) chef de la tribu chrétienne des Auraba organise la résistance berbère et devient pour trois ans souverain de l'Ifriqya après sa victoire à Tahouda en 683 sur Oqba. Alliance des Berbères et des Byzantins
688 : Contre-offensive arabe, mort de Kusayla au combat.
695 : les Arabes entrent à Carthage.
697 : l'empereur Leontios reprend Carthage
698 : Les Byzantins sont mis en déroutent. Les Arabes fondent Tunis. Dyhia reine des Aurès ne compte plus que sur ses propres force et parvient à écraser l'armée du gouverneur de l'Iffriqya sur les bords de la Miskiyanan (près de Tébessa) puis à rejetter les Arabes en Tripolaine.
702 : Contre offensive d'El Noman qui tire profit de la politique de la terre brûlée instaurée par la reine berbère.
704-705 : Mort de Dihya vaincue par Hassan El Nôman près de Tabarka à Bir el Kahina. Début de l'islamisation et de l'arabisation des Berbères. durant le 1er siècle de la domination arabe en Afrique du Nord, la Kabylie était appelée par l'occupant "El Adaoua" la terre ennemie. Les survivants chrétiens se refugièrent en Kabylie.
711 : Conquête de l'Espagne par Tarik Ibn Zyad
740-780 : Peu après la conversion forcée à l'islam révolte kharedjite Ibadite en Afrique du Nord Centrale et en Ifriqya.
758 : Prise de Kairouan par les Ibadites.
765 : Fondation de la ville de Tahert (Tiaret), capitale de la dynastie Rostémide par l'imam Ibn Rostam. Thahert devient la capitale des Ibadites.
790 : Extension de l'Etat Rostémide jusqu'à Ouargla. Unification des tribus berbères ibadites.
881-888 : Révolte des Tribus berbères du Mzab contre les gouverneurs arabes.
909 : Chute de l'Etat Rostémide.
910 : commencement de l'Etat fatimide.
936 : Fondation de la ville d'Achir, capitale de la dynastie berbère Ziride.
946 : La Dynastie des Ath Menad est investie au commandement des Berbère Sanhadja
960 : Bologhin Ibn Ziri fonde la ville de Mzeghanna (Alger).
972 : Les Fatimides quittent l'Afrique du Nord. Les zirides étendent leurroyaume jusqu'à fès et Sijilmasa.
1050 : Nouvelle invasion arabe des Banu Hilal (Haute Egypte).
1056 : Début de l'Empire berbère Lamtouna des Almoravides, venus du Sahara.
1067 : Le sultan En-Nacer chef de la branche Sanhadja Hammadite s'empare de Bgayet qui prend le nom d'En-Naciria. Début de construction du Palais de la Perle.
1070 : Les Alomravides occupent Fès.
1077 : Prise de Tanger. Naissance de Mahdi Ibn Tumart futur imam des Almohades.
1079 : Les Almoravides fondent Taghrart (Tlemcen)
1090 : Conquêtes almoravides en Espagne. El Mansour succède à son père En Nacer à Bgayet. Construction du Château d'Amimoun.
1094 : Naissance de Abdelmoumen à Tajra (Nedroma)
1097 : Conquête de l'Andalousie par les Almoravides.
1121 : Ibn Tumert est proclamé Mahdi des Almohades. Il combat les Almoravides.
1130 : Mort d'Ibn Tumert.
1152 : Chute de l'Empire Almoravide. Prise de bgayet par l'almohade Abd El Moumen qui renverse les Hammadites.
1159 : Les Almohades unissent l'Afrique du Nord
1228 : Le hafside Abou Zakaria se fait reconnaître souverain de Bgayet qui devient dépendante du gouvernement de Tunis.
1269 : chute de l'empire Almohade.

Renaissance (1453 - 1558)
1492 : Chute de Grenade et fin du règne de l'empire islamique en Espagne.
1497: Prise de Méliana et d'Ihran ( Mers El Kbir Oran) par les Espagnols.
1509 : Débarquement espagnol à Bgayet
1512 : Le Roi de bgayet fait appel aux Barberousses pour récupurer la ville. Il est exécuté dans son bain par Arudj, l'aîné des Pirates. Les corps des notables sont pendus aux remparts.
1514 : Prise d'Alger par les Espagnols. Les Abdelwadides de tlemcen font appel aux Barberousse.
1514-1516 : Le corsaire Aroudj s'empare de Djidjelli puis de Mezghanna
1516 : Prise de Mezghanna (Alger) par l'ottoman Aroudj. Arudj avant de partir pour Tlemcen avait laissé son frère Khayr ad-Dîn pour gouverner Alger. Début du beylicat d'Alger.
1515-1830 : Le Ait Djennad et les Ath Iflissen de Kabylie sous la pression turque se réfugient dans le triangle de la forêt vierge des Iflissen Umelil.
1517 : Tadlest (Dellys) devient le bastion de l'ottoman Kheired-Dine.
1518 : Le roi berbère de Tlemcen allié au gouverneur espagnol d'Oran massacre l'escorte d'Arroudj. Sa tête fut exposée à Oran.
1520 : Rattachement de Mezghanna à la Turquie.
6 août 1535 : Charles Quint entre en triomphe à Tunis qui devient de son plein gré, vassale de l'empereur germanique.
1541 : Echec de Charles Quint contre Alger défendue par l'Ottoman Hassag Agha.
1555 : Salah Raïs Pacha de Mezghanna (Alger) chasse les espagnols de Bgayet.

XVIe siècle
1536-1568 : Lutte des Beylerbeys (gouverneurs turcs) contre les Espagnols.
1550 -1650 : Siècle d'or de la course barbaresque
1571 : Don Juan d'Autriche écrase la flotte turque à Lépante.
1575 : Cervantès otage des razzias barbaresques ottomanes est libéré sous rançon.
1586 :
Règne des Pachas.
1587:
L'Algérie devient une régence.
Rivalité des "sultans" des Ath Abbas et des "rois" de Koukou en Kabylie

XVIIe siècle
C'est à partir du 17eme siècle que les femmes Kabyles perdirent petit à petit le droit de décision au sein des tribus et village.
Les dernières communautés chrétiennes sont converties par les Marabout.
1662 : Un tremblement de terre dévaste Mezghanna (Alger)
1671 : Le gouvernement d'Alger est assuré désormais par des "deys" choisis sur place. Le dey (oncle en turc)
est un chef civil nommé à vie. Le Dey a son sa dépendance 3 Beyliks Constantine, Tiberi (Medea) et Oran.
1681 : Baba Hassan déclare la guerre à la France.
1682 : Duquesne bombarde Alger.
1684 : La Paix est signée entre l'Amiral de Tourville et le Dey Mezzo Morto Pour Cent Ans.

XVIIIe siècle
Début du siècle : Les Turcs fondent des établissements permanents dans la vallée de Sébaou et l'Asif Boghni pour surveiller les Mokrani. Occupation du point de contrôle de Tazarart.
1715-1716 : Le village de Tikobaïn est rasé par Sliman, le caïd de Tazarart.
1720-1721 : Arrivée du caïd turc Ali Khodj en Kabylie. Il eut à lutter contre Si Ahmed Ali Kettouch vaincu à Iɤil ah Khedda, puis à Bouilzazan au pied de la montagne des Ath Fraoucen. Il installe un Zmala d'esclaves noirs ramenés du sud : Abid Chemlal au sein des Aît Amraoua ainsi qu'à Tala zaouia (Boghni). Ceux-ci dôtés de chevaux et d'armes constituaires son principal instrument de répression. Une colonne noire est positionnée sur le versant sud de la Soummam dans la région d'Akbou à Chabet El Ahmeur.
1725 : Edification de Borj Sebaou par Ali Khodja pour mettre en sûreté Alger.
1745-1748 : Attribution de maissonnettes et lopins de terre sur décision de Braham-Pacha Koutchouck aux colonies noires.
1746-1754 : Mohamed Ben Ali Debbah caïd du Sébaou dirige de nombreuses expéditions contre les Kabyles de sa région. Le chef de la résistance était alors Si Amar Bou Khettouche Seghir, l'un des derniers descendants d'Ahmed Belkadi qui ait joué un rôle important.
1754 : Les Ath Irathen menés par le cheikh Gouareb de Tacheraït
refusent de payer l'il'impôt au Bey d'Alger. Ils font appel aux Confédérations des Ath Yenni, Aït Menguellet, Aït
Boudrar, tous véritables Igawawen (kabyles). Le bey Mohamed est tué lors des affrontements.
16 juillet 1756 : Insurrection de tout le caïdat de Boghni et de la Confédération des Iflissen Umellil. Attaque par surprise du Bordj Noghni tuant le caïd Ahmed et chassant la garnison turque.
25 août 1756 : prise d'assaut du bordj de Tubirets (Bouira) par les Iflissen Umelil. Il aura fallu trois colonnes turques pour en venir à bout de l'insurrection. Le pacha Braham Koutchouck fit ouvrir des négociations avec les chefs de l'insurrection pour aboutir à une trêve.
1767 : nouvelle insurrection des Iflissen Umelil qui refusent de payer l'impôt sous le gouvernement du Pacha Mohamed Ben Osman.
1774 : Création de la Confrérie des Rahmania par Sidi Mhammed Ben Aderrahman à Ath Smaîl près de Boghni. Mouloud Mammeri la défiinit comme l'"église nationale des Kabyles". Elle est un mélange entre tradition amazighe gouramienne et mysticisme islamique.

XIXe siècle
1818 : Insurrection kabyle des Iguechtoulen (At Samil) et At Sedka. Destruction de la garnison turque de Boghni.
14 Juin 1830 : Avant le lever du jour les troupes françaises, (30.000 hommes) sous le commandement du général Louis de Bourmont, débarquent à Sidi Ferruch à 30 kilomètres, à l'ouest, de Mezghanna (Alger). C'est le plan de débarquement de l'officier du Génie, Boutin, que Napoléon Bonaparte, avait envoyé secrètement en Berbèrie, qui a été ressorti et utilisé.
1830-1847 : Reddition d'Abdelkader
31 octobre 1838 : Pour la première fois, l'appellation officielle "Algérie" parait au bulletins des lois n°609 (ordonnance du roi des Français n°7654 sur l'administration civile de l'Algérie). Jusqu'alors on parlait de "Possessions Françaises de l'Afrique du Nord".
1842 : Une ordonnance, du Gouvernement français, donne officiellement son nom à l'Algérie (ex Berbèrie).
1847-1872 : Conquête de la Kabylie
1854 : Mort de Boubaghla, près de Tazmalt, en Petite Kabylie, dans un guet-apens.
1857 : Conquête de la Kabylie par le général Randon.
11 juillet 1857 : Fadhma N'Sumer à 27 ans est obligée à la rédition, après une résistance sanglante (long-métrage La Montagne de Baya)
1859 : Insurrection des Aurès
1861 : Naissance du précurseur du berbérisme moderne Si Amar U Said Boulifa à Larbaa Nath Irathen.
1863 : Mort de Fadhma N'Sumer à Tablat dans le lieu de son internement à 33 ans.
Instauration de la propriété individuelle chez les indigènes d'Algérie. De ce fait beaucoup vont revendre à des Européens, les terres dont ont les a fait propriétaire. En effet jusque la, la propriété individuelle n'existait pas les terres appartenaient à la collectivité c'est à dire aux Tribus.
1870 - lors de la guerre franco-prusienne, notamment dans les
batailles de Woerth et de Wissembourg, 80.000 spahis kabyles sauvent
l'armée française d'un désastre et d'une boucherie sans précédent.
1871 : Insurrection d'El Mokrani et de Haddad (Mohand Amezziane Ihaddeden de Seddouk) qui lèvent une armée de plsu de 100 000 combattants - Des milliers de mort et déportation des Kabyles en Syrie et Nouvelle Calédonie. Confiscation de près d'1 million d'hectares, amendes de 36 millions de franc-or. Le souvenir en est véhiculé par le barde itinérant Si Mohand U'Mend.
10 mai 1871 : L'Alsace et la Loraine sont annexées par l'Allemagne, 10% de leurs habitants, entament un long voyage pour aller s'établir en Algérie où on leurs alloue 100.000 hectares de terre mais les 2/3, non agriculteurs, vont les revendre.
22 juillet 1871 : L'islamisation et l'arabisation des régions berbères, dont certaines sont chrétiennes, est favorisées par l'Administration française
1880-1890 : Conquête des Oasis et du Sud
Les hommes valides kabyles sont forcés à quitter la Kabylie, en quête
de ressources pour survivre. Des pays de l'Afrique du Nord, les Kabyles
ont été les premiers nord-africains à émigrer en France dès la fin du 19ème siècle.

XXe siècle
Dés le début de 20ème siècle la France déracine des milliers de Kabyles
pour les employer dans les huileries de Marseille où ils remplacent les
Italiens.
1913 : Méthode de langue kabyle par Si amar U Said Boulifa (cours de deuxième année), Alger 1913
1929 : Naissance de l'écrivain berbériste Kateb Yacine.
1931 : décès de Si amar U Said Boufila à Alger.
1936 : La question berbère est posée dans le mouvement de Messali Hadj par Amar Imache.
1938 : Parution du premier texte de Mouloud Mammeri qui n'avait que vingt ans sur ; La Société berbère.
1941 : Ahmed Oumeri enrôlé comme des milliers d'Indigènes pour que la France « protectrice » ne tombe pas entre les griffes du nazisme, déserte l'armée à Sedan. Il est arrêté puis emprisonné à la caserne de Belfort (actuelle El Harrach) où
il fut réincorporé au régiment de « la marche des Levants. Ahmed Oumeri réussit sa tentative d'évasion et opta aussitôt pour le maquis contre le colonialisme à la manière de ses ancêtres.
1945 : Bennaï Ouali demande au comité d'organisation du PPA (Parti du Peuple Algérien) de Messali Hadj, l'unification en une seule région de toute la berbérophonie. La direction refuse. On parle de régionalisme kabyle.
8 mai 1945 : De grandes manifestations en faveur de la Libération éclatent en Kabylie à Sétif, Kherrata, Guelma qui feront 80.000 morts fusillés à l'auto-mitrailleuse. L'occupant jette les cadavres dans les puits, dans les gorges de Kherrata. Des miliciens utilisent encore les fours à chaux. Ces enfummades et emmurements de civils ont cours depuis 1845.
1948 : Rachid Ali Yahya, élu au comité fédéral par le Congrès de novembre, et apuyé par Bennaï Ouali et Amar Ould Hamouda, s'oriente vers la la création du MPB (Mouvement Populaire Berbère). Sur 32 membres du PPA-MTLD, 28 rejettent toute idée d'une Algérie arabe musulmane et se prononcent pour une Algérie algérienne. Rachid Yahya sera assassiné par la suite.
11 mars 1954 : naissance à Paris de la première association berbère de France Tiwizi-tmazi pour le développement de la langue berbère.
1er novembre 1954 : début de la guerre de Libération
1956 : Parution du roman Nedjma de Kateb Yacine
août 1956 : Congrès de la Soummam
27 décembre 1957 : assassinat du responsable de l'information Abbane Ramdane lors d'un guet-apens au Maroc.
1958 : La "bleuïte" ou le complot bleu, dirigée par le colonel Godard. Cette opération consistait à renvoyer vers son aarch un membre FLN arrêté, après lui avoir laissé entendre qu'un certain nombre des officiers et des sous-officiers de sa zone y étaient les correspondants de l'armée française. La bleuïte a fait près de 2.000 morts.
1959 : le plan Challe succède à la bleuïte.
5 juillet 1962 : indépendance de l'Algérie.
1962-1965 : Evincés du pouvoir par Ben Bella et l'armée des frontières, les Kabyles
sont en rebellion quasi permanente... "guerre civile" en Kabylie.
29 septembre 1963 : un mouvement de dissidence est déclenché en Kabylie par Hocine Aït Ahmed. Création du Front des Forces Socialistes FFS. Aït Ahmed est alors condamné à mort en 1964 et grâcié avant de s'exiler vers la France.
1965 : Renversement de Benbella par le coup d'Etat de Boumedienne.
1967 : Fondation de l'Acamédie Berbère à Paris.
1969-1979 : création par Mouloud Mammeri de la première école algérienne d'anthropologie (CRAPE - Centre de Recherches Anthropologiques, Préhistoriques et ethnographies).
1969 : traduction en français par Mouloud Ammeri aux Editions Maspero Paris " Les Iserfra, poèmes de Si Mouhand u Mhand"
1975-1976 : repressions, arrestations et tortures des Berbéristes par le régime de Boumedienne
1er avril - 25 juin 1980 : Printemps Berbère
Août 1980 : Séminaire à Yacouren sur la reconnaissance du fait berbère.
3 février - 4 avril 1981 : Pétition signée par 14 écrivains dont Kateb Yacine et Mouloud Mammeri.
31 juillet 1981 : interdiction de la tenue de l'Université d'été à Tizi-Ouzou et lancement du MBD Mouvement pour le Berbère et la Démocratie.
17 avril 1982 : fermeture du centre universitaire de Tizi-Ouzou pour une durée indéterminée.
24 octobre 1983 : réhabilitation posthume de 21 personnalités de la révolution dont Abbane Ramdane, L. Khider et Krim Belkacem.
29 mai 1984 : adoption par l'APN (Assemblée Populaire Nationale) du Code de la Famille inspiré en grande partie de la Chari'a.
1985 : Manifestations en Kabylie en raison de la condamnation du chanteur Aït Menguellet, pour son soutien aux prisonniers de la Ligue des Droits de l'Homme condamnés à Médéa.
1985-1989 : Parution de la revue spécialisée berbérisante AWAL dirigée par Mouloud Mammeri.
1987 : Le grand prix national des Lettres est décerné à Kateb Yacine à Paris.
1982-1989 : Le Centre d'Etudes et de Recherches Amazigh CERAM succède au CRAPE.
5 octobre 1988 : émeutes populaires. L'état de siège est décrété à Alger.
février 1989 : mort dans énigmatique accident de la route de Mouloud Mammeri près de Aïn Defla lors de son retour de Oujda.
27 février 1989 : Les obsèques de Mouloud Mammeri à Tizi-Ouzou ont rassembé plus de 200.000 personnes
octobre 1989 : décès de Kateb Yacine
1989 : le gouvernement algérien légalise le FIS.
9 et 10 février 1989 : Tenue des assises du Mouvement culturel amazigh qui se terminent par la création du R.C.D., acronyme de Rassemblement pour la culture et la démocratie. Saïd SADI est élu à sa tête au poste de Secrétaire Général.
14 septembre 1989 : légalisation du RCD.
26 novembre 1989 : le FFS est autorisé à activer légalement. Aït ahmed regagne l'Algérie après des années d'exil.
13-25 janvier 1990 :première célébration officielle de Yennayer, le nouvel an berbère.Création des départements universitaires d'études berbères à Tizi-Ouzou et Bgayet.
26-28 décembre 1990 : adoption par l'Assemblée d'une loi sur la généralisation de la langue arabe. 500.000 personnes défilent sous la bannière FFS contre l'intolérance et l'arabisation forcée.
20 avril 1991 : grève et marche en Kabylie pour la reconnaissance de la langue et de la culture tamazight
décembre 1991 : introduction de langue berbère dans un Journal Télévisé en Algérie.
2 janvier 1992 : marche de 300.000 personnes à Alger à l'appel d'Aït Ahmed pour la démocratie.
12 janvier 1992
: Création du Haut Conseil à la Sécurité qui annule les résultats du premier tour des élections législatives remportées par le FIS. La Kabylie vite massivement pour le RCD et le FFS.
14 janvier 1992 : Boudiaf remplace le Président Benjedid démissionnaire.
29 juin 1992 : Assassinat de Boudiaf à Annaba.
1993 : vague d'assassinats intégristes qui touchent plusieurs écrivains et journalistes dont Tahar Djaout et Hadi Flici.
Sortie du premier film berbère La Colline Oubliée de Bouguermouh.
10 septembre 1994 : boycott de l'école en Kabylie décrété par le MCB, "grève du cartable"
22 avril 1994 : accords qui aboutiront à l'acceptation de la langue tamazight à l'école algérienne en septembre 1995.
22 mai 1995 : signature par le Président algérien du décrêt sur la création du HCA (Haut Commissariat à l'Amazighité).
novembre 1996 : la nouvelle constitution reconnaît l'amazighité comme l'une des consitutuantes de l'identité algérienne au même titre que l'islam et l'arabité, sans pour autant accorder d'officialité à la langue berbère
25 juin 1998 : Assassinat du chanteur kabyle Lounès MATOUB. Plusieurs morts et blessés dans des conditions ambigues lors des émeutes qui s'en suivent en juin et juillet en Kabylie.
5 juillet 1998 : Signature par le Liamine Zeroual du décrêt portant sur la généralisation de la langue arabe.


XXIe siècle
avril 2001 - Le 18 avril 2001, Massinissa Guermah, un jeune lycéen est tué d'une rafale d'arme automatique par les gendarmes dans les locaux de la Brigade de gendarmerie des Ath Douala en Kabylie.
Création du MAK Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie à Tizi-Ouzou par Ferhat Mehenni
Création de la Coordination des Aarchs, Dairas et Communes (CADC)
avril 2001- octobre 2003 : la repression de la Tagrawla n leqbayel, l'intifida kabyle se soldera par 132 morts et plus de 5 000 blessés.
14 juin 2001 : deux millions de Kabyles marchent sur Alger
mars 2002 : Séminaire d'Ecancourt en France L'autonomie de la Kabylie en débat
mai 2002 : reconnaissance de la langue amazighe comme langue nationale mais non officialisée

# Posté le vendredi 09 mai 2008 07:25